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    Ah il est loin le temps bénit de l'ancienne Amérique où tout devait paraître aussi paisible qu'une eau sans le moindre trouble. Bien qu'il y eut toujours des querelles entre tribus, les territoires étaient assez éloignés pour que chacun puisse y vivre en paix sans empiéter sur la liberté des autres. Si vous pensez que les Amérindiens ont su rester les mêmes vous faites fausse route.

    Loin des idées toutes faites comme quoi les Amérindiens, tout droit sortis d'un film de western, marcheraient dans de vastes prairies aux côtés de leurs fidèles destriers; arborant leurs costumes traditionnels décorés de plumes d'aigles aux couleurs du soleil et poussant des cris de victoire tout en se dirigeant vers leurs tipis retrouver leurs squaws qui auraient pris soin de leur préparer une bonne bouilli de maïs avec de la viande de bison séchée; pendant que leurs enfants jouraient dans la rivière avec leur raton laveur et leur colibri en sautant d'une falaise...

    Depuis le traumatisme des pensionnats destinés aux autochtones durant la politique d'assimilation et notamment, l'héritage des sévices infligés aux enfants d'origine amérindienne qui ne se limite pas qu'aux tords causés aux individus, mais qui a influé sur la vie de plusieurs générations, tout a bien changé. Ces enfants qui ont connu ces établissement totalitaires ont subit toutes sortes de violence, les plaçant en victime entièrement à la merci des bourreaux, engendrant des sentiments accrus d'isolement, d'humiliation et d'impuissance. Comme la Comission du droit le signale : "Bien des responsables comprenaient parfaitement que le réseau des pensionnats était un système qui visait à saper une culture". Cela a eu un effet profondément néfaste sur les collectivités autochtones.
     
    Dans les réserves, les écoles sont très éloignées des habitations, et la pauvreté persiste toujours touchant beaucoup plus les amérindiens que les américains "blancs". On trouve très peu de réserves où l'électricité et l'eau potable sont à disposition des habitants.
     
    Durant les années 80, les jeunes amérindiens ont adoptés les coutumes américaines. Seulement 10 à 15% ont essayé de garder leur culture intacte en adoptant le même style de vie que leurs ancêtres, ou du moins, en essayant de s'en rapprocher le plus possible. 
     
    Dans les années 2000, les "nouveaux amérindiens" ou les "amérindiens des temps modernes" que l'on devrait plutôt qualifier de victimes du monde occidental, ont perdu tout leur repères et toute la culture qui faisait la fierté et la richesse de l'Amérique de Crazy Horse. Bien que certains tentent durement de garder la mémoire du passé intacte tout en continuant désespérement de perpétuer l'héritage des Grandes Nations, nombreux sont ceux qui adoptent la religion chretienne et mangent chez Mc Donalds. 
     
    Heureusement, quelques uns parviennent à s'en sortir en poursuivant leurs études. Mais certains ont pour seule ressource de revenu  l'artisanat, (avec des bijoux qu'ils confectionnent eux-même), tandis que d'autres sont toujours victimes du chômage et de la pauvreté.
     
    Vers 2008, beaucoup d'entre eux tentent de retrouver leur fierté perdu, et de se relever malgré les horreurs du passé. Ils relèvent la tête, affirmant fièrement qu'ils sont les descendants de Geronimo ou de la tribu de Sitting Bull. Ils refusent d'oublier les atrocités commisent, et réclament des dédomagement pour ces pertes et ces violences aussi bien physiques que morales. Ils prennent à coeur cette nouvelle bataille qui vise à récupérer leurs territoires. Rêve utopique ? Cause perdue ? Nul ne peut vraiment le dire. Tant qu'il y aura de l'espoir, ils se lèveront le matin. Retrouver leurs racines pour exister enfin, voilà en quoi consiste leur nouveau but.
     
    Les peuples autochtones recupèrent progressivement la maîtrise de leur identité culturelle. Une nouvelle étape a été franchie en 1998 lorsque le gouvernement féderal a adressé ses plus profonds regrets à tous les peuples autochtones du Canada en ce qui concerne les gestes passés qui ont contribués aux relations difficiles entre les Native Americans et les colons européens, allant jusqu'à s'engager à dédommager les victimes. En 2006, le gouvernement a conclu une entente financière avec les représentants des peuples indiens, inuits et métisses, en compensation partielle des dommages causés durant des siècles par ces politiques oppressives.
     
     

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    Le Désastre de la Zone de Pine Ridge :
     
    Assister à cela dans le pays le plus riche et le plus puissant de la planète...Etonnant n'est-ce pas ? Ou devrais-je plutôt dire, une honte !
     
     
     
    Située dans le sud-ouest du Dakota du Sud, entre la frontière du Nebraska et les Black Hills, la réserve de Pine Ridge est l'une des 9 réserves du Dakota du Sud, qui font partie de la Grande Nation Sioux. Créée en 1878 en tant que "Agence de Pine Ridge".
     
    Elle devint une réserve en 1889.
     
     
     
     
    Pine Ridge est la seconde plus importante réserve des Etats-Unis, comprenant approximativement 2 millions d'acres de territoire.
     
    Parmi ses 38 000 résidents se trouvent approximativement 17 800 membres inscrits de la tribu Oglala.
     
    Les résidents sont dispersés dans et entre sept petites villes, leur rendant difficile le maintien de la communauté qui est si importante pour leur culture Lakota.
     
     
     
     
    La réserve de Pine Ridge est bien connue pour être l'un des endroits les plus pauvres économiquement sur l'ensemble de l'Amérique du Nord.
     
    L'alcoolisme y est souvent le seul moyen de résistance à la dépression.
     
     
     
    Une mère probablement accompagnée de sa fille qui fait prendre le bain à son bébé
     
     
    Cette région a un des taux de mortalité infantile les plus élevés de la zone occidentale, accompagné de la plus faible espérance de vie concernant l'homme et la femme.
     
    Le chômage approche le taux des 75 %. L'eau courante et le tout à l'égout y sont un luxe. Le confort y est une chose inconnue.
     
     
     
     
     
     
    Une région mise à l'ombre et livrée à toutes sortes de statistiques...
     
     
     
     
     
    Habitation délabrée
     
     
     
     
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    Mary Crow Dog, aussi connue sous le nom de Mary Brave Bird, née en 1953 dans la Réserve Indienne de Rosebud dans le Dakota du Sud, est une écrivaine sioux lakota.

    Elle est l'auteur de deux livres, Lakota Woman et Ohitika Woman, et fut le sujet du film Lakota Woman, siège à Wounded Knee, décrivant les évènements de 1973, quand l'American Indian Movement voulut commémorer le lieu du Massacre de Wounded Knee.
    Ses livres et le film parlent des conditions de vie dans la Réserve Indienne de Pine Ridge (Dakota du Sud), et de l'implication du FBI et du BIA.
     
    Elle épousa Leonard Crow Dog dont elle eut trois enfants. Ils sont aujourd'hui divorcés ; Mary Crow Dog s'est remariée et a eu deux autres enfants.

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    COCHISE

    De son véritable nom Shi-Ka-She, il appartient au clan des Chiricahuas Chokonens. D’une taille exceptionnelle, il avait, d’après les témoignages, une noble allure, une épaisse chevelure, un regard vif et pénétrant. Il a été marié à Dos-teh-seh, fille de Mangas Coloradas. Il est le père de Taza et Naiche.
     
    Né vers 1812, probablement en Arizona, Cochise fut le chef du groupe Chokonen de la tribu Apache Chiricahua qui mène alors une existence semi-nomade entre les territoires de l'actuel Arizona et du Nouveau Mexique. Devenu Chef Chiricahua il ne fut pas, dès le début, hostile aux blancs.
     
    En 1861, il est accusé injustement par les autorités américaines de l’enlèvement d’un enfant blanc . Cochise et quelques-uns des siens se rendent chez les soldats pour se disculper de l'enlèvement dont on les accuse. Après lui avoir proposé l’hospitalité sous sa tente, le lieutenant Bascom tente de le prendre en otage pour obtenir la libération de l’enfant, malgré les dires de Cochise sur son innocence.. Plus tard, on apprit qu'une autre bande d'Indiens l'avait capturé. 
     
    Si Cochise réussit à s’échapper, plusieurs membres de sa famille sont capturés. Rapidement, il fait prisonnier quatre Américains pour négocier la libération d'Apaches retenus prisonniers. Finalement soldats et Apaches exécutent leurs otages respectifs. Ulcéré par la pendaison de son frère Coyuntura et de deux de ses neveux, Cochise commence alors une guerre ouverte qui durera plus de dix ans. Il s’allie alors avec son beau-père Mangas Coloradas et devient chef d’une bande de 200 guerriers Chiricahuas et Mimbreños.
     
    Après plusieurs semaines de combat, deux compagnies de dragon conduisirent les Apaches qui restaient au Mexique, où ils les massacrèrent. Bascom fit pendre tous les otages masculins, dont le frère de Cochise. En représailles, les Apaches tuèrent près de 150 blancs et mexicains sur une période de deux mois. 
    Vers la fin de 1861, les soldats quittèrent la région de Chiricahua, pour partir à la guerre de Sécession à l'Est. Bascom mourut plus tard au cours d'une bataille, fauché par un boulet de canon.
     
    Il entreprend une guerre de résistance contre les colons blancs qui envahissent son territoire. À la bataille d’Apache Pass en 1862, il subit une défaite face à l’artillerie du général James Henry Carleton. Il devient peu après le principal chef apache suite à la mort de Mangas Coloradas capturé par traîtrise, torturé et mis à mort.
     
    Pendant près de dix années, ses raids violents, savamment conçus et exécutés, contre les fermiers, les mines, les diligences et les soldats américains, le font entrer dans la légende de la résistance indienne.
     
    En 1865, la guerre de Sécession étant terminée, de nouvelles forces militaires sont envoyées dans l'Ouest pour en finir avec la guérilla Apache. La troupe de Cochise, très mobile, se réfugiant dans les collines (monts Dragoon et Chiricahua) entre deux raids, échappe à leurs poursuivants pendant près de 10 ans, faisant régner la terreur sur tout le territoire apache et parvenant à tenir l'armée en échec jusqu'en 1871.
     
    Au matin du 30 avril 1871, 150 mercenaires Anglais, Mexicains et Indiens Papago attaquèrent un camp Indien endormi, où ils massacrèrent une centaine d'innocents, des femmes et des enfants pour la plupart. Les survivants furent placés en esclavage.
     
    Le président américain, Ulysse S. Grant, fut indigné par cet épisode, et envoya une commission de paix en Arizona, conduite par le général Oliver Howard et Vincent Coyler. Howard arrangea également une rencontre avec Cochise à l'automne, grâce à l'intervention de Thomas Jeffords.
     
    Thomas Jeffords, chargé de transporter le courrier et de traverser le territoire apache, vint voir Cochise, sans armes, avec un drapeau blanc. Ils étaient, tous les deux, honnêtes, hommes de parole et loyaux. Une amitié naquît que le temps ne détruira pas. Cochise s’engagea à ce que le courrier passât toujours sans être attaqué, du moment qu'il s'agissait de courrier personnel, et non de message de l'armée. La guérilla continua mais « le courrier » passa toujours sans la moindre anicroche.
     
    En 1872, conseillé par Tom Jeffords, Cochise accepte d’engager des négociations de paix avec le général Oliver Otis Howard. Cochise était amer, mais réalisait qu'il menait un combat perdu d'avance. Après onze jours de négociation, les deux parties s’entendent sur l’arrêt des hostilités et la création d’une réserve à Sulphur Springs sur les terres Chiricahua, avec Jeffords en tant qu'agent. En contrepartie, Cochise tint parole, son peuple vécut paisiblement jusqu'à sa mort en 1874. A partir de cette date, le gouvernement brisa le traité signé par Cochise et déplaça sa tribu de leurs montagnes vertes vers le désert aride de l'Arizona. 
     
    Le plus jeune fils de Cochise, Naiche, et Geronimo s'enfuirent avec la tribu et se cachèrent dans les montagnes de Chiricahua. Ils réussirent à rester libres pendant dix ans, ne se rendant finalement qu'en 1886.
     
     
    www.medarus.org     www.larousse.fr

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    de Michèle Riekert

    L'existence de Long Soldier, jeune Amérindien, est celle de milliers de ses congénères. Enfant, battu par un père adoptif, rejeté par son entourage à cause de son indianité, il plonge dans l'alcool, la drogue et la délinquance. Anéanti par le poids de la misère et des injustices, il se résout, un soir de novembre 1984, à mettre fin à ses jours dans le désert du Montana. C'est lors de cette nuit fatale que, pris malgré lui dans une course-poursuite avec la police, un échange hasardeux de coups de feu décide de son sort. On l'accuse du meurtre d'un shérif, sans preuve. Après deux procès expéditifs, il échappe de peu à la pendaison, mais il est condamné à perpétuité sans possibilité de remise de peine, à l'âge de vingt-six ans. Depuis, Long Soldier se bat pour que son innocence soit reconnue. En prison, il découvre sa véritable identité, sa famille, l'histoire terrible de son peuple, ses traditions. Sa vie prend sens ; il trouve la force de lutter. Fruit d'années de correspondance entre un prisonnier et un écrivain, ce récit raconte, avec une simplicité poignante, la vie d'un Indien d'aujourd'hui, et dresse un portrait effrayant, mais lucide, d'une Amérique peu connue. Les faits évoqués sont à peine croyables, même pour un lecteur averti. Les droits de ce livre sont destinés à financer les recours en justice de Long Soldier. 


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